
Euro numérique : la BCE promet le maximum de confidentialité, la société civile reste sceptique
La BCE promet un euro numérique plus confidentiel qu'un virement et affirme qu'il sera impossible de relier un utilisateur à ses paiements. La société civile n'y croit pas.
La BCE, via Piero Cipollone, assure que l'euro numérique offrira plus de confidentialité qu'un virement : l'Eurosystème sera structurellement incapable de relier une personne à ses transactions. Les paiements hors ligne s'effectueraient directement entre particuliers, comme en espèces ; en ligne, seules les banques impliquées pourraient identifier les utilisateurs, pour la lutte contre le blanchiment.
Des associations comme Epicenter.works contestent ces garanties : une protection juridique peut être affaiblie, réinterprétée ou rompue, là où une protection technique rendrait l'information inaccessible. Aux États-Unis, le Sénat a interdit quatre ans un dollar numérique de la Fed ; l'Europe vise elle un déploiement en 2029 pour réduire sa dépendance aux réseaux de paiement américains.