Un salarié de Nvidia inculpé à Taïwan pour un trafic de serveurs IA vers la Chine
Une première chez Nvidia : un de ses cadres est inculpé à Taïwan pour un trafic de serveurs B300 vers la Chine — 74 machines livrées, 5 ans de prison requis.
Le parquet de Keelung a inculpé neuf personnes, dont un cadre de Nvidia et des salariés de Super Micro, pour vente illégale de serveurs B300 à la Chine : 74 livrés via l'Indonésie ou le Japon, 56 saisis par les douanes. Le montage reposait sur un faux centre de données taïwanais. Première inculpation connue d'un employé de Nvidia pour exportation illégale : 5 ans de prison requis.
Ces serveurs relèvent des restrictions américaines visant à freiner l'IA chinoise, qui ont créé un marché noir où les prix doublent ou triplent. Taïwan, qui fabrique une grande partie des puces Nvidia, est en première ligne. L'affaire tombe mal pour le fabricant, valorisé plus de 5 000 milliards de dollars et engagé dans des financements IA massifs exigeant un contrôle sans faille de sa distribution.